Retraite

Ralliement de la CFE-CGC

L'ensemble des syndicats français sera dans la rue le 7 septembre pour la défense des retraites, la CFE-CGC ayant annoncé mardi qu'elle rejoignait le front syndical contre le projet gouvernemental au moment même où les députés entamaient l'examen de ce texte en commission. La journée de grèves et de manifestations sera, ce jour-là, la première démonstration d'unité syndicale totale - les mots d'ordre variant toutefois d'un syndicat à l'autre - depuis celle du 13 juin 2009, qui avait par ailleurs marqué le déclin des grands rassemblements populaires contre la politique gouvernementale de lutte anti-crise. Seul syndicat à n'être pas hostile au recul de l'âge légal de départ à la retraite, la CFE-CGC n'avait participé ni à la journée d'action du 27 mai ni à celle du 24 juin, toutes deux organisées par l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa). Entretemps, FO a aussi appelé à la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre. La centrale de Bernard van Craeynest avait justifié son attitude par la volonté de "pousser la négociation jusqu'au bout". En outre, les cadres sont moins touchés que d'autres catégories par le report à 62 ans de l'âge légal car la plupart ont commencé à travailler plus tard que la moyenne des salariés.

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La CFE-CGC se positionne sur le dossier des retraites

La CFE-CGC pour un report de l'âge de départ à la retraite. La CFE-CGC a pris très clairement position ce 20 janvier au sujet de la réforme des retraites annoncée cette année. Et avec un son de cloche légèrement différent de celui des autres organisations syndicales. «Nous souhaitons un débat sans tabou qui ne se focalise pas sur un ou deux paramètres, a estimé Bernard Van Craeynest, son président, lors d'une conférence de presse ce matin. Mais, pour nous, le paramètre déterminant reste celui de la durée de cotisation.» Autre surprise qui tranche avec ses homologues, le patron de la centrale des cadres n'est pas contre étudier, en parallèle, un report de l'âge légal de départ à la retraite, les deux paramètres étant «liés». «Nous pourrions dire oui à une augmentation conjointe de la durée de cotisation et à un report de l'âge légal de départ à la retraite si nous obtenons un certain nombre de contreparties», a-t-il toutefois précisé. Avant d'en fixer quatre. Primo, la CFE-CGC souhaite que «les carrières longues» - à destination des salariés ayant commencé à travailler jeunes et qui ont tous leurs trimestres de cotisations pour prétendre à une retraite à taux plein avant 60 ans - soient prises en compte dans la réforme à venir, comme elles l'avaient été dans celle de 2003 que la confédération des cadres avait alors soutenue avec la CFDT. Deuzio, la centrale des cadres veut que soient intégrées dans le calcul de la retraite les périodes de formation et de stage effectuées par les jeunes en alternance. Tertio, la CFE-CGC conditionne son approbation à l'amélioration du taux d'emploi et des conditions d'emploi des salariés. «Si la masse salariale ne progresse pas, on aura du mal à dire aux Français qu'ils vont devoir travailler plus longtemps», a souligné Bernard Van Craeynest. Quarto, la centrale des cadres lie les modalités de la réforme à la résolution de la question de la pénibilité au travail, un «dossier majeur non traité depuis 2003». Bernard Van Craeynest a enfin précisé sa pensée sur trois derniers points majeurs de la réforme à venir. Sur son financement, il juge indispensable de trouver de nouvelles recettes et privilégie une hausse de la CSG («comme en 1993 lors de la réforme Balladur», a-t-il rappelé) plutôt qu'une taxation de l'épargne salariale qu'il estime «pour l'heure suffisante». Sur l'instauration d'une dose de capitalisation, il s'interroge sur la nécessité ou pas de créer un troisième étage «obligatoire» au système actuel, supplémentaire (en plus des régimes de base et complémentaires) et basé sur l'épargne individuelle. Bernard Van Craeynest, qui a réaffirmé au passage son opposition à un système par point, accepte de discuter des retraites dans la fonction publique, et en particulier sur la période de référence de calcul des pensions basée sur les six derniers mois de traitement, contre les 25 meilleures années dans le privé. Mais, là encore, s'il parvient à obtenir des contreparties. Source lefigaro.fr

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